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 Mali : Assimi Goïta sous pression, les autorités libèrent des terroristes pour avoir du…

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Mali : Assimi Goïta sous pression, les autorités libèrent des terroristes pour avoir du…
Crédit Photo : afrik.com

Les autorités du Mali ont libéré une centaine de présumés jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) pour avoir du carburant. En contrepartie, ce mouvement affilié à Al-Qaïda, connu sous l’acronyme JNIM, a accepté d’ouvrir un couloir pour les convois de carburant vers Bamako.

Depuis septembre 2025, le JNIM bloque l’acheminement des hydrocarbures vers la capitale malienne. Les attaques répétées contre les camions-citernes ont provoqué une pénurie qui paralyse Bamako. Les habitants et les entreprises subissent les conséquences directes de ce blocus.

L’accord entre Bamako et le groupe jihadiste court jusqu’à la célébration de la Tabaski, prévue en mai 2026, selon des sources sécuritaires citées par l’Agence France-Presse. Au-delà de cette date, aucune garantie n’a été communiquée publiquement.

Parmi les personnes libérées figurent également des jeunes hommes peuls. Cette communauté est régulièrement assimilée aux combattants jihadistes au Mali, une confusion que dénoncent depuis longtemps les organisations de défense des droits humains.

Cet accord intervient dans un contexte sécuritaire détérioré. Le Mali affronte des groupes armés depuis 2012, date à laquelle des jihadistes avaient pris le contrôle du nord du pays. Depuis lors, les violences se sont étendues vers le centre et le sud du territoire. Des factions liées à Al-Qaïda et à l’État islamique opèrent simultanément, auxquelles s’ajoutent des groupes criminels locaux.

La junte au pouvoir à Bamako depuis 2021 a rompu avec les partenaires occidentaux traditionnels. Elle s’est tournée vers le groupe paramilitaire russe Wagner pour renforcer ses capacités militaires, selon RFI. Pourtant, malgré ces appuis, le contrôle des axes routiers reste précaire dans plusieurs régions.

L’échange de prisonniers contre un accès au carburant révèle l’ampleur du rapport de force entre Bamako et le JNIM. Le groupe jihadiste contrôle désormais des pans entiers du territoire et des voies d’approvisionnement vitales pour la capitale malienne.

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