Samuel Eto’o a fait une sortie remarquée en parlant d’un investissement personnel d’environ 4 milliards de FCFA, qu’il estime avoir perdu ou engagé sans retour comme il l’espérait dans un projet qu’il a lancé il y a plusieurs années.
L’ancienne star du football mondial et aujourd’hui président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) a expliqué qu’il avait lancé la société Set Mobile avec ses propres ressources, bénéficiant à l’origine du soutien de nombreux Camerounais.
Samuel Eto’o a confié qu’il avait décidé d’investir près de 4 milliards de FCFA dès le départ dans cette entreprise afin de créer des emplois et stimuler l’économie locale.
Mais la réalité du terrain s’est avérée différente de ses attentes. Le projet n’a pas apporté les résultats économiques escomptés, et certains des collaborateurs qu’il avait recrutés n’auraient pas permis de surmonter les obstacles rencontrés, ce qui l’a laissé avec une lourde perte financière.
Eto’o a insisté sur le fait que c’était un investissement de sa propre poche, et non issu de fonds publics, ce qui, pour lui, rend l’expérience encore plus difficile à digérer.
« J’ai lancé Set Mobile avec mon propre argent, sur fonds propres. J’ai investi de ma poche 4 milliards de FCFA dès le départ. J’ai fait le choix de recruter des Camerounais brillants, formés, compétents.
Je leur ai fait confiance mais certains n’ont pas vu en moi un investisseur, ils ont vu une banque et ils se sont dits, on va dépouiller cette banque », a-t-il confié.
Cette sortie de Samuel Eto’o intervient dans un contexte où la gestion financière de la FECAFOOT fait régulièrement l’objet de débats et de critiques au Cameroun, notamment sur la transparence et l’impact des ressources engagées sous la direction d’Eto’o.
Pour certains observateurs, ces révélations montrent le poids des sacrifices personnels qu’Eto’o a tenté de faire pour promouvoir le football camerounais et l’entrepreneuriat local, même si le retour sur investissement n’a pas été au rendez‑vous.
Quoi qu’il en soit, cette déclaration a relancé les discussions autour du rôle des anciens joueurs devenus dirigeants, de leurs choix économiques, et de la façon dont les projets privés doivent être structurés pour réussir en Afrique.



