Accueil A la une voici pourquoi le Ghana a suspendu ses procédures de naturalisation pour les...

voici pourquoi le Ghana a suspendu ses procédures de naturalisation pour les personnes d’origine africaine

0
Voici pourquoi le Ghana a suspendu ses procédures de naturalisation pour les personnes d'origine africaine

Le Ghana met les demandes de citoyenneté pour les descendants de la diaspora africaine en pause. Cette décision, annoncée par le ministère de l’Intérieur et le Bureau des affaires de la diaspora du président (DAOOP) dans un communiqué, vise selon les autorités à rendre le processus «plus accessible» et «plus efficace» pour les candidats du monde entier.

Le gouvernement n’a pour l’instant pas précisé quand le processus de demande de citoyenneté reprendrait, ni quelles en seront les nouvelles modalités.

Marqué par son rôle central dans la traite négrière entre les XVe et XVIIIe siècles, le Ghana avait commencé en 2016 à délivrer des passeports à des membres de sa «diaspora historique».

Cette procédure a notamment permis de délivrer un millier de passeports ghanéens en dix ans, dont certains à des stars internationales comme Stevie Wonder ou encore l’influenceur IShowSpeed qui a obtenu la citoyenneté ghanéenne fin janvier à l’issue de sa tournée africaine suivie par des dizaines de millions d’internautes.

Une suspension pour corriger des dysfonctionnements 

Cette initiative, qui a connu une accélération dès 2019 lorsque le gouvernement a lancé un programme incitant les Afro-américains à renouer avec leurs racines, a toutefois suscité de nombreuses critiques ces dernières années.

Au-delà des plus de 2.000 dollars que les candidats doivent débourser pour espérer obtenir la nationalité ghanéenne, plusieurs d’entre eux se sont plaints de l’obligation de soumettre une preuve ADN dans la semaine suivant leur demande.

Un délai jugé «impossible» à respecter par Erieka Bennet, ambassadrice du Forum de la diaspora africaine.

Pour autant, cette dernière reste confiante quant à la décision du gouvernement qu’elle considère comme une simple pause procédurale visant à réexaminer le processus et à l’améliorer.

«Ce gouvernement est très engagé à soutenir la diaspora historique et l’a toujours fait. Je suis convaincue qu’il continuera à le faire», a-t-elle ajouté.

Un avis qui n’est pas partagé par Ishmael Hlovor. L’analyste en relations internationales craint, de son côté, que les nouvelles règles ne restreignent au contraire l’accès à la citoyenneté ghanéenne, notamment en imposant «de nouvelles exigences pour prouver son ascendance».

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici