Depuis la circulation sur les réseaux sociaux de vidéos à caractère intime attribuées à la tiktokeuse camerounaise Rachelou Cartel, plusieurs publications apparues sur TikTok sous le même nom attirent fortement l’attention des internautes.
Il est notamment observé l’existence d’un compte TikTok portant le nom « Rachelou Cartel » qui diffuse, depuis quelques jours, des vidéos enregistrant un nombre élevé de vues.
À ce jour, l’authenticité de ce compte n’a fait l’objet d’aucune confirmation officielle de la part de l’intéressée ou de son entourage.
Les contenus visibles sur ce compte semblent récents, un élément qui suscite des interrogations quant à l’identité réelle de la personne qui en assure la gestion et à l’origine des publications.
Dans l’une des vidéos mises en ligne, apparaît un message indiquant « Je vous demande pardon », accompagné de la phrase « Que celui qui n’a jamais péché me lance la première pierre ».
Cette publication a dépassé les 400 000 vues en moins de 48 heures, selon les indications visibles sur la plateforme.
Une autre vidéo, publiée moins de 24 heures plus tard, évoque le refus supposé de céder à une forme de chantage, refus qui a précédé la diffusion des images. Cette vidéo a cumulé plus de 158 000 vues.
À ce stade, aucune source officielle ne permet de confirmer ni l’identité de la personne derrière ce compte, ni la véracité des messages diffusés.
L’ensemble de ces éléments continue néanmoins d’alimenter les discussions en ligne et relance les débats autour de la protection de la vie privée, des pratiques de chantage numérique et de l’exposition des personnes sur les réseaux sociaux.
Les explications de l’influenceuse
Rachelou Cartel a pris la parole le 22 janvier 2026 pour expliquer les circonstances dans lesquelles des contenus privés la concernant se sont retrouvés sur Internet.
Elle a indiqué que ces faits seraient survenus à la suite d’un changement de téléphone, au cours duquel ses appareils avaient été confiés à des tiers pour une opération de sauvegarde de données.
Dans sa communication, elle a affirmé ne pas avoir consenti à la conservation ni à la diffusion de ces contenus, rappelant qu’ils relevaient strictement de sa vie privée. Elle a également évoqué les conséquences personnelles de cette exposition, notamment en termes de jugements, de critiques et de harcèlement sur les réseaux sociaux.
Rachelou Cartel a appelé à la retenue, au respect et à la prise de conscience du fait que derrière les images et les commentaires se trouve une personne avec une sensibilité, une famille et une histoire. Elle a exprimé le souhait de tourner la page et de poursuivre son chemin loin de toute polémique.
De nombreux internautes ont, par ailleurs, exprimé leur soutien, rappelant que la diffusion d’images intimes sans consentement constitue une atteinte grave à la vie privée.
Ce qu’il faut savoir sur la publication des vidéos intimes
Sur le plan juridique, la publication ou le partage de contenus intimes sans l’accord de la personne concernée est strictement interdit par la loi.
Au Cameroun, un cadre légal adopté en décembre 2024 prévoit des sanctions à l’encontre des auteurs de tels actes, offrant aux victimes la possibilité d’engager des poursuites.
Cette affaire rappelle l’importance de la vigilance dans la gestion des données personnelles et la nécessité d’un usage responsable des réseaux sociaux, tant pour les utilisateurs que pour les professionnels amenés à manipuler des appareils contenant des informations privées.



