La capitale nigérienne a connu une nuit de forte tension entre mercredi et jeudi, marquée par des coups de feu et des détonations aux alentours de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey.
Selon plusieurs habitants des quartiers voisins, des tirs nourris ont retenti peu après minuit, semant l’inquiétude parmi les riverains. L’origine des déflagrations demeure inconnue, mais elles ont provoqué une atmosphère de panique avant que la situation ne se stabilise progressivement au cours de la nuit.
La zone concernée revêt un caractère hautement stratégique. Situé à une dizaine de kilomètres du palais présidentiel, l’aéroport abrite diverses installations militaires sensibles, notamment une base de l’armée de l’air, un dispositif de drones récemment opérationnel, ainsi que le quartier général de la force conjointe regroupant le Niger, le Burkina Faso et le Mali dans la lutte contre les groupes jihadistes.
Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des traînées lumineuses dans le ciel nocturne, laissant supposer l’activation de systèmes de défense aérienne pour intercepter des engins volants. D’autres images, non vérifiées de manière indépendante, font état d’incendies et de véhicules endommagés à proximité du site. Des sirènes de secours auraient également retenti en direction de l’aéroport.
Certaines sources médiatiques indiquent qu’une importante quantité d’uranium, ressource stratégique pour le pays, serait stockée sur place en attente d’expédition, ce qui pourrait expliquer le niveau élevé de sécurité.
Le calme serait revenu vers 2 heures du matin. Les habitants, restés vigilants durant plusieurs heures, ont constaté la fin des tirs. Un étudiant vivant à proximité a confié avoir passé la nuit éveillée par crainte, avant d’estimer que les forces de défense avaient repris le contrôle de la situation.


