La cheffe béninoise Keith Sonon a réagi, mardi 7 avril 2026, aux critiques visant son absence supposée de soutien public à une compatriote engagée dans le House of Challenge. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, elle dénonce une vague de cyberharcèlement et annonce son intention de recourir à des voies légales.
Cette prise de parole intervient après plusieurs jours de polémiques en ligne, où certains internautes lui reprochaient de ne pas avoir manifesté publiquement son appui à Régie, participante à cet événement continental.
Une mise au point sur la notion de soutien
Dans son message, Keith Sonon conteste l’idée selon laquelle le soutien doit nécessairement être visible sur les réseaux sociaux. Elle affirme avoir apporté son appui à la candidate en privé, notamment par des échanges directs et d’autres démarches non médiatisées.
La cheffe évoque également son propre parcours, rappelant que certains soutiens déterminants dont elle a bénéficié lors de son marathon culinaire n’avaient fait l’objet d’aucune exposition publique. Elle souligne que ces formes d’appui, bien que discrètes, restent essentielles.
Une dénonciation du harcèlement en ligne
Au-delà de la controverse, Keith Sonon décrit une situation marquée par des attaques répétées sur les réseaux sociaux. Elle affirme être la cible d’insultes, de publications hostiles et de contenus visant à nuire à son image.Elle indique que ces épisodes ne sont pas isolés, évoquant d’autres séquences similaires survenues à la suite d’interventions médiatiques ou d’événements antérieurs. Cette récurrence alimente, selon elle, un climat de pression qui affecte également son entourage familial. Dans sa déclaration, elle alerte sur les conséquences du cyberharcèlement, rappelant des cas récents dans l’espace médiatique africain où des personnalités publiques ont été fragilisées par des attaques en ligne répétées.
Vers une réponse judiciaire
Face à cette situation, Keith Sonon annonce envisager des actions en justice. Elle affirme vouloir utiliser les mécanismes légaux disponibles pour mettre fin aux attaques dont elle dit être victime.
Le cadre juridique béninois prévoit des sanctions en matière de harcèlement et d’atteinte à la dignité via les outils numériques, notamment à travers le Code du numérique adopté en 2018, qui encadre les usages des technologies de l’information et prévoit des poursuites en cas d’abus.
La cheffe précise qu’elle ne recherche pas l’adhésion unanime, mais insiste sur la nécessité de préserver le respect dû à toute personne. Elle conclut en remerciant les soutiens qui lui ont manifesté leur appui et annonce une reprise de ses activités de création culinaire après la période électorale en cours au Bénin.






