Abomey-Calavi Aïtchédji et environs au régime sec : L’eau, ce luxe devenu introuvable

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Abomey-Calavi Aïtchédji et environs au régime sec : L'eau, ce luxe devenu introuvable

Alors que le second mandat du Président Patrice Talon tend vers son crépuscule, des zones entières d’Abomey-Calavi, dont Aïtchédji et environs, font face à une pénurie d’eau potable depuis plus de 24 heures. Un mutisme technique de la SONEB qui ressemble à un affront direct aux réformes sociales du Chef de l’État.

La Rédaction 

L’eau est source de vie, dit-on. Mais plus de 24 heures, pour les populations d’Aïtchédji, de Jean Piaget et des quartiers environnants, elle est surtout source d’amertume et de colère. Depuis plusieurs heures, les robinets sont désespérément secs, plongeant des milliers de ménages dans un désarroi total. Une situation d’autant plus inadmissible qu’elle survient dans une commune censée être la vitrine de la modernité urbaine du Grand Nokoué.

Un héritage présidentiel mis à mal

Pourtant, le diagnostic de départ était clair : dès son avènement au pouvoir, le Président Patrice Talon a fait de l’accès à l’eau potable un pilier non négociable de son action gouvernementale. Des investissements massifs ont été consentis, des infrastructures ont été sorties de terre, et le Béninois, jadis habitué aux corvées d’eau, a commencé à voir le bout du tunnel.

Aujourd’hui, force est de constater que si le sommet de l’État a « fait le job », la base semble traîner le pas, voire pire : saboter l’édifice. Comment expliquer que, malgré les avancées technologiques et financières vantées par la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB), des quartiers périphériques d’Abomey-Calavi se retrouvent sevrés de ce liquide précieux sans aucune communication préalable ni solution de secours immédiate ?

À quoi joue la SONEB ?

La question brûle toutes les lèvres : à quoi joue réellement la SONEB ? Au moment où le mandat présidentiel entre dans sa phase de bilan, ces dysfonctionnements à répétition prennent une tournure politique inquiétante. On a la désagréable impression que certains collaborateurs, tapis dans l’ombre de la gestion technique, s’amusent à saper les acquis durement obtenus.

Est-ce de l’incompétence, de la négligence, ou une volonté délibérée de ternir l’image d’un régime qui a fait de l’efficacité son leitmotiv ? En laissant les populations de Calavi dans la soif, la société en charge de la distribution d’eau ne se contente pas de faillir à sa mission régalienne ; elle fragilise l’un des plus beaux succès du Programme d’Action du Gouvernement (PAG).

L’urgence d’une réaction

L’heure n’est plus aux excuses techniques de « casses de tuyaux » ou de « maintenance imprévue ». Les citoyens de Jean Piaget et d’Aïtchédji n’ont que faire des justifications bureaucratiques quand les besoins élémentaires d’hygiène et de survie ne sont plus assurés.

Le Chef de l’État a promis l’eau pour tous. Il a tenu sa promesse par les investissements. Il appartient désormais à la SONEB de prouver qu’elle n’est pas le maillon faible de cette chaîne de développement. Car si l’eau reste coupée, c’est tout le dynamisme des réformes de Patrice Talon qui risque d’être noyé dans l’insatisfaction populaire.

Le peuple regarde, et le peuple a soif. La SONEB est prévenue.

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