Après plus de quatre semaines, le Ramadan 2024 touche à sa fin. Cette période pendant laquelle les musulmans et musulmanes sont invités à ne pas boire, ne pas manger, ni avoir de relations sexuelles de l’aube jusqu’au coucher du soleil, va se conclure avec l’Aïd el-Fitr, « la fête de rupture » du jeûne.
Au Bénin, cette fête aura lieu le mercredi 10 avril 2024. L’information tant attendue par la communauté musulmane a été dévoilée par le président de l’Union islamique du Bénin (Uib), Imam Idrissou Lemanou Boukary, à travers un communiqué en date du lundi 8 avril 2024
Dans tous les cas, l’Aïd el-Fitr commémore la rupture du jeûne et marque le début du Chawwal, le dixième mois du calendrier musulman. À cette occasion, les fidèles se rassemblent alors pour faire la prière rituelle de fête, selon l’Encyclopédie de l’islam.
Des mets et des boissons (non alcoolisées) sont servis dans les mosquées et dans les maisons. Les enfants reçoivent cadeaux et sucreries. Il est aussi d’usage d’échanger des cadeaux en famille et avec les amis.
A ne pas confondre avec l’Aïd al-Kebir
L’Aïd el-Fitr est différente de l’Aïd al-Kebir, « la grande fête », considérée comme la plus grande célébration du monde musulman. Elle commémore, selon la tradition musulmane, le sacrifice que Dieu demanda à Abraham pour éprouver sa foi. Elle se caractérise par des abattages rituels de moutons. On estime que 100 000 bêtes sont tuées chaque année en France lors de cette période qui s’étale sur environ trois jours.
Une aumône à verser
Ces célébrations peuvent durer trois jours. L’Aïd el-Fitr est aussi l’occasion d’être solidaire avec les plus démunis, notamment via l’aumône, une pratique obligatoire pour tous les musulmans, nommée Zakat al-Fitr (ou Zakat el-Fitr), qui correspond à un repas. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) l’estime à 9 euros par personne, y compris les enfants et bébés en bas âge. Globalement, selon les autres institutions religieuses (Grande Mosquée de Paris, imams rassemblés…) son montant varie entre 7 et 15 euros.
« Elle permet d’abord la purification de la personne qui a jeûné. Ensuite, elle enseigne la solidarité envers toutes les personnes pauvres », comme l’explique Noureddine Belhout, imam et directeur de la faculté d’islamologie de Paris.






