En Côte d’Ivoire, l’influenceuse Maabio, de son vrai nom Yeelen Virginie Kouamé, a été déférée ce vendredi matin au parquet après son interpellation pour défaut de permis de conduire, a indiqué la Police Secours.
Rouler sans permis de conduire en Côte d’Ivoire constitue une infraction grave. La tiktokeuse risque une peine d’emprisonnement de deux mois à un an et/ou d’une amende allant de 100 000 à 1 000 000 de francs CFA. Le véhicule peut également être immobilisé ou mis en fourrière.
Voici les faits selon la police :
Tout commence par une vidéo qu’elle publie elle-même sur ses réseaux sociaux. On l’y aperçoit au volant d’un véhicule, téléphone portable à la main. Un geste banal pour certains, mais strictement interdit par le Code de la route. La séquence devient virale… et attire l’attention des autorités.
Convoquée devant la commission de retrait de permis de la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), l’affaire prend une autre dimension. Sur place, les responsables découvrent un fait plus grave : l’influenceuse ne détient tout simplement aucun permis de conduire.
Un détail qui n’en est pas un.
Car conduire sans permis ne constitue pas seulement une infraction administrative. C’est un délit. Et lorsqu’il est combiné à l’usage du téléphone au volant, il soulève la question de la mise en danger de la vie d’autrui. D’autant plus que Maabio avait déjà été aperçue à plusieurs reprises au volant de voitures dans différentes vidéos publiées en ligne.
Face à ces constats, le dossier est immédiatement transmis à la Préfecture de police d’Abidjan pour la suite de la procédure. À l’issue des auditions et des formalités judiciaires, Maabio a été déférée ce matin devant le procureur de la République.
Elle devra désormais répondre des faits de conduite sans permis, d’usage du téléphone au volant et de mise en danger potentielle d’autrui.
Au-delà du cas individuel, cette affaire relance le débat sur l’exemplarité des personnalités publiques sur les réseaux sociaux.
À l’ère du numérique, chaque vidéo peut devenir une preuve. Et chaque « story » peut se transformer en pièce à conviction.
La route, elle, ne pardonne pas les imprudences.






