La grâce présidentielle accordée à un homme lui a finalement couté son mandat. Katalin Veresné Novák, présidente de la Hongrie, a annoncé, le samedi 10 février 2024, sa démission du poste de présidente du pays.
En effet, la femme politique hongroise, la première à occuper la plus haute fonction du pays, était devenue présidente en mars 2022. Moins de deux après, elle remet sa démission sous fond de pression populaire.
« Je renonce à mon poste », a-t-elle fait savoir lors d’une allocution solennelle. En effet, éclaboussée par un scandale lié à une affaire d’abus sexuels sur des enfants, Katalin Novák, a démissionné de la tête de la Hongrie, pays d’Europe orientale.
« J’ai accordé une grâce qui a semé la confusion et l’inquiétude chez de nombreuses personnes. J’ai fait une erreur.
Je m’excuse auprès de ceux que j’ai blessés et auprès de toutes les victimes qui auraient pu penser que je ne les défendais pas.
En tant que chef de l’État, je m’adresse à vous pour la dernière fois aujourd’hui. Je démissionne de mes fonctions de Président de la République.
Je suis, j’étais, et je resterai en faveur de la protection des enfants et des familles », a déclaré l’ancienne ministre de la Politique familiale, âgée de 46 ans, lors de son message télévisé du samedi 10 février 2024.
Tout en reconnaissant avoir commis une erreur très grave en accordant la grâce présidentielle à un individu impliqué dans une affaire de viol sur des enfants. En effet, l’homme gracié était condamné pour avoir dissimulé des abus sexuels sur des enfants dans un foyer pour enfants géré par l’État.
Rappelons que la polémique a été provoquée par le pardon accordé en avril 2023, à l’occasion de la visite du pape François à Budapest, à un ancien directeur adjoint d’un foyer pour enfants, condamné en 2022 à plus de trois ans de prison pour avoir couvert les agissements de son supérieur.
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