« (…) Les médias traditionnels refusent, sous un parapluie déontologique, d’être à la remorque des médias sociaux. Mais ils en sont dépendants dans les usages quotidiens et, de ce fait, payent le prix des critiques liées à une perte d’identité professionnelle en raison d’une juxtaposition des supports d’information, des rôles et des statuts des producteurs de contenus.
Cette crise identitaire des médias traditionnels est aussi une sécrétion des relations indéterminées et floues qui relient le journalisme professionnel à la panoplie de métiers périphériques.
La législation béninoise semble y avoir contribué en dressant une liste de seize (16) autres professions à la périphérie du journalisme. La crise identitaire mise en perspective ici est aussi tributaire du flux migratoire incontrôlé des assimilés et auxiliaires à la fonction de journaliste vers le sous-espace des médias traditionnels.
Les points d’ancrage de cette crise résident également dans la migration des acteurs de la presse classique vers les territoires périphériques. Prisonniers des lignes éditoriales, contraints à l’autocensure et captifs des codes/directives officieux destinés à préserver les intérêts des patrons de presse, certains professionnels des médias traditionnels exportent l’art du métier sur les réseaux sociaux afin d’étancher leur soif de liberté pour exprimer leurs opinions sur certains sujets.
Avec le goût de la liberté retrouvée sur les réseaux sociaux, ces professionnels de la presse classique (imprimée, des radios et télévisions) disent ce qu’ils pensent dans des termes choisis sans filtre institutionnel et selon leurs propres ressentis. L’usage fréquent de ces réseaux sociaux, notamment Facebook, crée, au fil du temps, une masse importante de followers et, par conséquent, induit un cumul de fonctions et de statuts.
Sans avoir un don d’ubiquité, le professionnel des médias traditionnels rentre dans les fonctions exclusives des acteurs émergents de la participation citoyenne en ligne dont notamment les blogueurs, les influenceurs, les web-activistes et les relayeurs (…) »
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