Dans une longue interview au Corriere della Sera, Luka Modric (40 ans) s’est épanché sur les entraîneurs qui ont marqué sa très riche carrière, dont José Mourinho qu’il a particulièrement apprécié malgré sa dureté.
Une longue interview pour une immense carrière. Luka Modric (40 ans) s’est confié de manière très intime au journal italien, le Corriere della Sera, ce mercredi.
L’inoxydable milieu de terrain croate, qui a rejoint l’AC Milan l’été dernier après avoir écrit une page d’histoire au Real Madrid, a évoqué des pans très intimes de sa vie comme l’assassinat de son grand-père, Luka, par des Tchetniks serbes. Il s’est aussi exprimé sur sa carrière de footballeur et notamment les entraîneurs qui l’ont marqué.
« Mourinho est très direct avec les joueurs, mais il est honnête »
Il cite notamment José Mourinho qu’il a connu pendant une saison au Real Madrid (2012-2013). « Exceptionnel », lance-t-il comme qualificatif. « Comme entraîneur et comme personne. C’est lui qui m’a voulu au Real Madrid. Sans Mourinho, je ne serais jamais arrivé. Je regrette de ne l’avoir eu qu’une seule saison. »
Il juge le Portugais comme plus dur que Massimiliano Allegri, son entraîneur à l’AC Milan, ou Carlo Ancelotti, qu’il a connu au Real. « Je l’ai vu faire pleurer Cristiano Ronaldo dans les vestiaires, un homme qui se donne à fond sur le terrain, parce que pour une fois, il n’avait pas couru après le latéral adverse », explique Modric. « Mourinho est très direct avec les joueurs, mais il est honnête. Il traitait Sergio Ramos et le nouveau venu de la même manière: s’il avait quelque chose à vous dire, il vous le disait. Max (Allegri) est pareil: il vous dit franchement ce qui est bien et ce qui est mal. L’honnêteté est fondamentale. »
« Carlo (Ancelotti) est le numéro un »
Il a d’ailleurs détaillé sa relation avec Allegri. « Je ne peux rien vous dire tant qu’il est là », a-t-il souri. « Blague à part, il a une personnalité incroyable. Il ressemble un peu à Ancelotti: sensible, drôle et il adore faire des farces. Mais sur le terrain, comme entraîneur, c’est un maître. Il connaît le football comme peu d’autres. Je ne le connaissais pas très bien, mais je suis ravi qu’il soit mon entraîneur maintenant. »
Même si l’Italien n’est pas le préféré de Modric. « Carlo est le numéro un », lance-t-il. « C’est difficile à exprimer. Pour sa personnalité, pas seulement pour ses qualités sur le banc. On a souvent parlé de Milan et de l’AC Milan quand on était à Madrid. Cet endroit était unique pour lui aussi. Je me souviens de notre rencontre. J’étais seul en ville. Il m’a appelé et m’a dit: « Viens dîner avec moi. » On a parlé pendant des heures, de tout. Du foot, de la famille, de la vie. En général, les entraîneurs ne font pas confiance à leurs joueurs. Lui, si. »






