Au Niger, Abdourahamane Tiani a ordonné la libération de plusieurs détenus et le moins qu’on puisse dire est que Mohamed Bazoum a été oublié.
Ce geste du nouveau président s’inscrit dans la perspective de réconciliation nationale, conformément aux recommandations des assises de la refondation.
« Le pardon et la réconciliation auxquels nous appelons ne peuvent s’opposer aux aspirations légitimes des Nigériens à la justice », a-t-il déclaré, soulignant la complexité de cette démarche.
Il est évident pour Tiani, qui a été promu au rang de général, que libérer Mohamed Bazoum n’est pas à l’ordre du jour.
S’exprimant devant les officiels et représentants des forces vives de la nation, Tiani a exhorté ses compatriotes à l’unité.
« Plutôt que de nous perdre dans des divisions inutiles, nous devons mobiliser nos forces et faire front commun », a-t-il affirmé, martelant la nécessité d’une cohésion nationale face aux défis multiples.
Le président a également réaffirmé la détermination du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) à lutter contre la corruption.
Il a promis qu’il n’y aurait « ni chasse aux sorcières, ni impunité, ni protection politique », marquant sa volonté de refondation profonde des institutions.
Pour le moment, Mohamed Bazoum n’est toujours pas libre de ses mouvements.






