Le Niger et le Bénin ne sont en de bons termes. Les relations entre les deux pays se sont détériorées après le coup d’État qui a fait partir du pouvoir Mohamed Bazoum.
Durant plusieurs semaines, les autorités des deux pays ont rompu tout contact.
Mais la situation a évolué désormais. Les deux pays voisins ont décidé de reprendre avec le dialogue.
Dans ce cadre, les Ministres des Affaires Étrangères de trois pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont le ministre béninois Shegun Bakari se sont rendus à Niamey au Niger dans le cadre d’une médiation pour notamment, la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum.
Ce jeudi 25 janvier, Niamey accueille la visite de quatre ministres des affaires étrangères de la CEDEAO dans le cadre d’une médiation. Cette initiative fait suite à la décision prise lors du dernier sommet des chefs d’État de la CEDEAO. Les ministres en question, représentant le Bénin, le Togo, et la Sierra Leone, sont déterminés à poursuivre les efforts de médiation au Niger dans le contexte de la transition en cours.
Selon Bip Radio, la délégation ministérielle prévoit de rester à Niamey pendant quelques heures, au cours desquelles, elle aura l’occasion de rencontrer les autorités de la transition.
Parmi les objectifs de cette visite figure la volonté de rencontrer le président Mohamed Bazoum, dont la libération est une exigence majeure exprimée par les ministre
Le président béninois a annoncé fin décembre 2023 la levée de la suspension des importations de marchandises transitant vers le Niger par le port autonome de Cotonou. Une décision qui intervient après que le président béninois Patrice Talon a fait part de sa « volonté de voir se rétablir rapidement les relations entre le Bénin et les pays où les coups d’Etat sont intervenus ». Des termes bien plus conciliants que ceux employés par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) lors de son dernier sommet, le 10 décembre, à Abuja.
L’organisation régionale avait déjà assoupli sa position en annonçant que, « su la base des résultats de l’engagement du comité des chefs d’Etat avec le Conseil national de la sauvegarde de la patrie (CNSP), l’autorité va progressivement alléger les sanctions imposées au Niger ». Une levée des sanctions économiques néanmoins conditionnée à la libération du président renversé Mohamed Bazoum et à la mise sur pied d’un plan de transition.
Une main tendue que, pour l’instant, la junte a refusé de saisir. Le 1er janvier, la Chambre de commerce et de l’industrie du Niger a « invité les opérateurs économiques à continuer à utiliser les ports et les corridors qui ont permis de desservir le pays depuis les événements du 26 juillet », soit celui de Lomé, au Togo, qui bien que membre de la Cedeao a adopté une attitude clémente avec les Etats putschistes sahéliens via les routes du Burkina Faso. Niamey souligne que les conteneurs, une fois débarqués sur le sol béninois, ne pourront pas être acheminés jusqu’au Niger à cause de la fermeture des frontières imposée par les sanctions de la Cedeao. Depuis juillet, des centaines de camions sont bloquées de part et d’autre du fleuve Niger, qui délimite la frontière entre les deux pays.






