La sentence vient de tomber pour les auteurs de la tentative de coup d’État au Ghana. Ces derniers, au nombre de six, avaient été arrêtés en 2019 pour leur implication présumée dans une affaire qui porte sur le renversement du gouvernement ghanéen.
Selon la déclaration des procureurs, les mis en cause avaient prévu d’organiser des manifestations, apparemment, pour renverser le gouvernement du président Nana Akufo-Addo avant les élections générales de 2020.
On retrouve trois soldat dont un armurier parmi les personnes condamnées. Elles ont été fixées sur leur sort le mercredi 24 janvier 2024 à l’issue d’un procès pour trahison, la première dans le pays depuis des décennies. En effet, le procès entamé en 2021 a débouché sur la condamnation à mort de six personnes.
Pour le procureur général, Godfred Yeboah Dame, cette condamnation envoie un message fort : toute tentative de déstabilisation constitutionnelle sera traitée avec la plus grande sévérité.
Le tribunal a déclaré les six personnes coupables de haute trahison et de complot en vue de commettre une haute trahison. Ils ont été arrêtés avec des armes fabriquées localement, des engins explosifs improvisés et des fusils AK-47, selon des documents judiciaires.
« La constitution du Ghana, en tant que loi fondamentale du pays, qui a soutenu la stabilité de la nation, désapprouve sérieusement toute tentative de renversement d’un gouvernement et c’est pourquoi ce délit [trahison] est passible de la peine de mort », a déclaré M. Dame.
Toutefois, la Haute Cour d’Accra, devant laquelle l’affaire a été instruite, a prononcé l’acquittement de trois autres personnes présumées impliquées (un officier supérieur de la police et deux militaires) dans la tentative de coup d’État contre le gouvernement du Ghana.
Rappelons que le Ghana avait procédé à une exécution pour la dernière fois en 1992. L’année dernière, le Parlement du pays a adopté l’abolition de la peine de mort pour les délits de droit commun, la remplaçant par une peine à perpétuité.






