Le monde de l’art et de la culture est frappé par une disparition qui laisse un goût d’inachevé. L’actrice sénégalaise Halima Gadji s’est éteinte dans la nuit du 26 au 27 janvier 2026 à 36 ans, plongeant le milieu du cinéma et de la télévision dans une profonde tristesse.
La nouvelle s’est répandue comme une onde de choc. Très vite, collègues, amis et anonymes ont envahi les réseaux sociaux de messages d’hommage.
Tous saluent une comédienne talentueuse, mais aussi une femme discrète, engagée et profondément humaine. Beaucoup rappellent son professionnalisme, son humilité et sa volonté constante d’aider les plus jeunes à trouver leur place dans le milieu artistique.
Une carrière marquée par un rôle devenu culte
Révélée au grand public par son rôle marquant dans la série à succès Maîtresse d’un homme marié, où elle incarnait Marième Dial, Halima Gadji avait su imposer une présence rare à l’écran. Son jeu, à la fois sobre et intense, lui avait valu l’affection d’un public bien au-delà des frontières du Sénégal.
Chaque apparition était attendue, chaque personnage semblait porté par une sincérité qui ne laissait pas indifférent. Au fil des années, elle s’était construite une place à part dans le paysage audiovisuel, portée par une exigence artistique et un respect profond du métier.
Les circonstances d’un départ encore peu éclaircies
Selon les premières informations, son décès serait survenu après un malaise. Les circonstances exactes n’ont pas encore été détaillées publiquement. Une chose est en revanche certaine : la culture sénégalaise perd l’une de ses voix les plus prometteuses, à un âge où tout semblait encore possible.
Des combats personnels menés loin des projecteurs
Ces dernières années, la vie de Halima Gadji n’avait pourtant pas été un long fleuve tranquille. Au-delà des projecteurs, l’actrice avait traversé des périodes de grande fragilité.
À plusieurs reprises, elle avait laissé transparaître un profond mal-être, notamment à travers des prises de parole qui avaient suscité l’inquiétude de ses fans.
Il y a quelques mois, elle avait évoqué avoir été victime de violences graves, dont des abus, dans des déclarations qui avaient bouleversé l’opinion et relancé le débat sur la protection des artistes et, plus largement, sur la place accordée à la parole des femmes.
Ces propos avaient été accueillis avec beaucoup d’émotion, mais aussi avec prudence, ses proches insistant surtout sur la nécessité de l’entourer et de la soutenir dans une période difficile.
Une parole rare sur la santé mentale
Sans jamais chercher le sensationnel, Halima Gadji était aussi devenue, presque malgré elle, l’un des visages d’un combat plus large : celui de la santé mentale et de la souffrance silencieuse.
Elle avait osé parler de fatigue morale, de moments de découragement, de cette pression constante que subissent certaines personnalités publiques. Une parole rare et courageuse dans un environnement où ces sujets restent encore trop souvent tabous, et qui avait touché bien au-delà du cercle du cinéma.
Fidèle à son art jusqu’au bout
Malgré ces épreuves, elle n’avait jamais tourné le dos à sa passion. Jusqu’aux dernières heures, elle continuait de s’intéresser aux projets, de partager des informations liées à des castings et de rester en contact avec son public. Comme si, jusqu’au bout, elle était restée fidèle à ce qui donnait sens à sa vie : le cinéma, la création, la transmission.
Une mémoire qui ne s’éteindra pas
Aujourd’hui, au-delà des rôles et des souvenirs de plateau, c’est aussi l’image d’une femme qui s’est battue, avec ses forces et ses failles, qui demeure. Une artiste qui a fait rêver, mais aussi une voix qui a osé dire ses blessures.
Le rideau est tombé trop vite pour Halima Gadji. Que son âme repose en paix, et que sa famille, ses proches ainsi que toute la grande famille de la culture trouvent la force de traverser cette épreuve.
Son nom, lui, continuera de vivre dans la mémoire du public et dans l’histoire du cinéma africain.
Source : Actualiteexpress



