En 2027, la monnaie de l’Eco annoncée par la CEDEAO devrait devenir une réalité. Réunis à Lungi le 19 juillet, les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ont confirmé le lancement de l’Eco en 2027.
Même si le sujet n’enthousiasme pas tout le monde au même diapason, si cette monnaie voit le jour, elle changera certaines habitudes.
Par exemple, un Togolais qui quitte son pays pour le Ghana ne devrait plus avoir à convertir ses FCFA en Cedis pour faire ses courses. Et réciproquement.
Lorsqu’on change de monnaie à une frontière, on perd de l’argent. Très souvent, ce sont les commerçants qui achètent des marchandises pour les revendre dans un pays voisin qui vivent ça au quotidien.
Cela se répercute sur les frais d’achat du produit. Un commerçant nigérian qui vient vendre des téléphones à Lomé par exemple va forcément répercuter le prix de son change sur son produit.
Avec la nouvelle monnaie, ces deux pays utiliseront la même devise et il n’y aura donc plus besoin d’avoir ces difficultés.
Le vrai défi sera l’entrée effective de la mesure pour tous les pays d’Afrique de l’Ouest.
Les défis
En juin 2021, les dirigeants des 15 pays membres de la CEDEAO ont adopté un calendrier ambitieux visant un lancement à l’horizon 2027. Pour respecter cette feuille de route, les États membres doivent satisfaire à plusieurs critères de convergence économique et monétaire d’ici la fin de l’année 2026 :
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Déficit budgétaire : Maintenu sous la barre des 3 % du Produit Intérieur Brut (PIB).
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Taux d’inflation : Limité à un maximum de 10 %.
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Dette publique : Strictement inférieure à 70 % du PIB.
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Stabilité : Assurer la solidité des finances publiques et la stabilité des taux de change.
Les pays ouest-africains doivent respecter l’ensemble de ces critères pendant trois années consécutives. À titre de comparaison, en 2019, seul le Togo remplissait toutes les conditions requises.
Par ailleurs, l’un des défis majeurs repose sur la diversité monétaire actuelle de la région : huit pays utilisent le franc CFA, tandis que les sept autres disposent de leur propre devise nationale.
Pour surmonter ces écarts, l’Eco sera d’abord déployé au sein des pays qui satisfont pleinement aux critères de convergence.
Les nations en retrait bénéficieront quant à elles d’un accompagnement sur mesure afin de rejoindre le dispositif dans un second temps.







